Publié par : margotnadot | novembre 7, 2010

« Mommy went back to work and that’s OK »

Des chercheurs américains de l’université de Columbia ont démontré que, contrairement aux résultats d’études précédemment menées, les mères qui reprennent leur activité professionnelle moins d’un an après leur accouchement ne mettent pas en danger le développement de leur enfant.

Plus exactement, l’étude avance que les effets négatifs de ce retour au travail sont au moins compensés par les effets positifs.

Jane Waldfogel, professeur en sciences sociales à Columbia, qui a co-signé l’étude qui a été publiée cet été explique la différence de résultats :

 » Des recherches antérieures posaient une question quelque peu artificielle : quels sont les effets sur l’enfant de la reprise du travail par sa mère, en dehors de la maison ? Or beaucoup de choses changent à partir du moment où elle retourne travailler, au-delà des seuls effet sur l’enfant en question : la qualité de la garde d’enfants, la santé mentale de la mère, les relations au sein de la famille et les revenus du ménage. Nous avons examiné toutes ces choses. « 

L’étude qui vient d’être publiée a été menée sur plus de 1000 enfants de 7 ans de dix régions différentes des États-Unis. Elle prend en compte leur développement et leurs caractéristiques familiales. Ont été évalués le vocabulaire des enfants, la capacité de lecture et les résultats scolaires. Il a aussi été demandé aux enseignants et aux parents d’évaluer leur comportement.

Du côté des mamans, celles qui travaillent ont révélé une meilleure santé psychologique, se sont montrées en mesure de construire des relations plus saines au sein de leur famille, et ont participé à l’augmentation du revenu du ménage – ce qui a notamment permis de payer des services de garde d’enfants de meilleure qualité.

Bien que les bébés aient subi des effets négatifs lorsque leur mère est retournée au travail dans l’année – comme la diminution du temps passé avec leur parents – les chercheurs ont constaté que les effets sur leur développement cognitif et social au cours du temps ont été neutres.

Une étude récente de l’Institut de recherche économique et sociale à l’Université d’Essex a même conclu que les enfants dont les mères ont repris le travail entre un et trois ans après la naissance souffrent d’un apprentissage plus lent.

Cependant, si le retour au travail à temps plein de la mère ne semble finalement pas porter préjudice au développement de l’enfant, les effets d’un retour provisoire à temps partiel, semblent en revanche encore plus positifs.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :