Publié par : Nicolas Werquin | novembre 8, 2010

Comment les skippers gèrent-ils leur sommeil lors d’une course en solitaire ?

A quelques heures de l’arrivée de la 9ème édition de la Route du Rhum, course transatlantique reliant Saint-Malo à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), voyons comment les skippers gèrent leur temps de sommeil lors d’une course en solitaire.

Livrés à eux-mêmes, les skippers ont un rythme de sommeil très différent durant la course, étant donné qu’ils doivent gérer l’avancée du bateau en fonction de la météo, très changeante en mer. De ce fait, leurs temps de sommeil sont très courts, et ils ne peuvent pas avoir une nuit « normale ». « En mer, ces hommes sont soumis à des contraintes de durée que l’on ne rencontre nulle part ailleurs … … ainsi l’activité à bord est soumise aux exigences du bateau et malgré le bruit incessant, les mouvements violents, l’humidité permanente, il faut vivre, dormir et se nourrir … » (Dr Jean-Yves Chauve 1997).

Ce train de vie particulier requiert une préparation avant la course, en accumulant un maximum de sommeil en ayant des horaires stables et naturels (ne pas consommer de somnifères ou d’alcool), et en se relaxant un maximum, à l’aide de siestes ou de saunas par exemple.

Durant l’épreuve, ils multiplient les petites périodes de sommeil, 4 à 5 épisodes par 24 heures. C’est ce qu’on appelle le sommeil polyphasique. Le principal avantage de cette répartition du sommeil est évident : il y a plus de temps disponible dans la journée. Problème, le temps de sommeil habituel se trouve fortement diminué, puisque ces tranches de sommeil sont de courtes durées. Actuellement en lice sur la Route du Rhum 2010, Erik Nigon nous livre sa gestion du sommeil : « Je pense que j’ai fait une heure hier midi dans une molle mais sinon c’est  plutôt 10 à 30′ a chaque fois. Faut dire qu’on n’a jamais l’esprit tranquille quand il y a un peu de vent ».

Enfin, une fois la course terminée, de façon assez surprenante, le skipper récupère rapidement puisque une à deux nuit de sommeil de 8 heures environ suffit pour récupérer et se remettre à un train de vie normal. Toutefois, ces courses n’excèdent jamais deux à trois semaines, et il serait intéressant de voir si ce rythme est vivable sur des longues périodes.

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