Publié par : margotnadot | novembre 18, 2010

Serious Game : jouer et apprendre

« On peut en savoir plus sur quelqu’un en une heure de jeu qu’en une année de conversation. » Cette sentence de Platon est la devise des organisateurs d’une manifestation intitulée « Jouons sérieusement » qui se déroulera jeudi 25 novembre 2010 au Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing. À travers des tables rondes, des conférences et une dizaine de bornes de jeu, cette demi-journée d’animation permettra aux visiteurs de tester et comprendre le phénomène Serious Games.

En effet, le nombre de ces oxymoriques « jeux sérieux » croît sans discontinuer depuis la commercialisation des premiers jeux de ce type. La multiplication des salons et de rencontres nationales et internationales sur le sujet témoigne de l’importance du phénomène. Ainsi l’ouverture de la 6ème édition de la Serious Game Expo mardi 23 novembre à Lyon, ou la 7ème édition de l’Université d’été de la e-éducation et des applications multimédia éducatives Ludovia qui s’est déroulée en juillet sont l’occasion de constater l’élargissement considérable de l’offre, le dynamisme des développeurs et l’enthousiasme du public.

Un tel développement ne peut que susciter la curiosité, l’intérêt et la recherche, comme en témoignent de nombreuses et récentes parutions. Des universitaires occupent une place importante dans cette recherche comme Julian Alvarez, docteur en science de l’information et de la communication, et Damien Djaouti, doctorant en art et informatique, jonglant tous deux entre les activités d’enseignant, de chercheur, de consultant et de développeurs-concepteurs de jeux vidéos. Ils ont notamment cosigné en juin 2010 Introduction aux Serious Game, aux éditions Questions Théoriques.

Les « jeux sérieux » et plus généralement les technologies multimédia suscitent aussi l’intérêt du monde de l’éducation. Le site educnet.education.fr (initiative des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche) leur consacre notamment un dossier très complet qui commence en rappelant les trois fonctions principales d’un jeu sérieux :

  • la diffusion d’un message (éducatif, informatif, persuasif),
  • la prodigation d’un entrainement (améliorer les capacités mentales ou physique du joueur),
  • la favorisation de l’échange de données entre joueurs ou avec le diffuseur.

Pour finir, quelques exemple de jeux sérieux :

L’ancêtre : Mais où se cache Carmen Sandiego ? qui propose de découvrir le monde le long d’une enquête au trousse d’une cambrioleuse internationale de haut vol. >>> le site web

L’éducatif pour les petits (anglophone) : The food detectives qui propose au travers de petites enquêtes de faire comprendre aux enfants comment faire pour ne pas tomber malade en mangeant. >>> le jeu

Le high-tech : Mission plasturgie, utilisant tout le long la technologie d’animation 3D, qui propose aux joueurs de partir à la découverte des métiers de la plasturgie, avec comme mission de fabriquer une manette de console de jeu vidéo. >>> la vidéo de démo

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