Publié par : charlinecoeuillas | novembre 28, 2010

Des mouchards pour les camionneurs

Il est des professions où ménager des pauses s’avère vital pour la sécurité des travailleurs et c’est en particulier le cas du métier de transporteur routier. Alors que la plupart des accidents de la route impliquant des camionneurs sont liés à la fatigue et à l’inattention qu’elle entraine, la technologie permet aujourd’hui de mieux les aider à gérer leurs temps de pause dans leur temps de travail.

En 2009, les accidents de poids lourds ont fait 871 blessés et tué 54 personnes. D’après les autorités, les causes majeures de ces carambolages sont la vitesse et la fatigue, deux maux qui ont toujours été présents dans les pratiques de conduite des transporteurs. Aujourd’hui, la technologie permet de vérifier qu’ils prennent suffisamment de pauses pour limiter ces risques.

Chronotachy… quoi ?

Le chronotachygraphe est un dispositif électronique intégré aux camions qui permet d’enregistrer la vitesse, le temps de conduite (rémunéré) et les temps d’attente (rémunérés) ou de repos (non rémunérés) des transporteurs routiers. Apparus dès 1920, ces disques, auparavant analogiques, et aujourd’hui numériques sont désormais obligatoires dans les véhicules de plus de 3,5 tonnes.

Contrôler pour plus de sécurité

La législation limite le temps de conduite ininterrompu des camionneurs à 9 heures par jour. Celui-ci doit normalement être divisé deux phases de 4h30 séparées par 45 minutes de pause. Le temps de repos journalier doit être de 11 heures consécutives dans la plupart des cas. Mais en raison des pressions de la part de leurs employeurs concernant la rapidité de livraison et/ou leur volonté de gagner plus de revenus, certains chauffeurs de poids lourds ont tendance à ne pas respecter cette réglementation. Exit le temps de repos au profit de kilomètres parcourus plus vite ! C’est pourquoi  la législation européenne ordonne leur vérification tous les deux ans afin de s’assurer du respect du temps de travail par les camionneurs. Ces vérifications sont opérées par des sociétés agréées par les DRIDRE (directions régionales de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement).

Des centres peu développés

Au début du mois, une nouvelle société ouvrira à Trèbes, dans le département de l’Aude (11). Il fait désormais partie des 500 centres de tachygraphie en France : un chiffre très faible comparé à nos voisins allemands qui en dénombrent près de 4000.

Pour en savoir plus, le billet d’un transporteur routier canadien syndiqué.

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