Publié par : DaisyLeCorre | décembre 28, 2010

Ca ira mieux demain !

Les procrastinateurs sont des chronopathes comme les autres. Leur tort ? Remettre à demain ce qu’ils pourraient faire aujourd’hui. Ils sont en conflit perpétuel avec le temps… ou avec eux-mêmes ?

Acheter systématiquement ses cadeaux de Noël à la dernière minute ou faire sa déclaration d’impôts au dernier moment relèvent de la procrastination. A l’origine le mot n’a rien de négatif, il signifie simplement « ne pas céder à l’impulsivité ». Certains, comme David d’Equainville, fondateur des éditions Anabet, en prônent même les bienfaits. « La procrastination c’est une défense immunitaire face à une société extrêmement rude, un moyen positif de se défendre des assauts du monde contemporain ».

Il a même lancé une journée mondiale dédiée à la procrastination (le 25 mars) et en a profité pour lancer un ouvrage sur le sujet intitulé Demain, c’est bien aussi. L’ouvrage, qui étudie sérieusement la procrastination, révèle que 20 à 30% de la population serait sujette au phénomène.

Mais tout le monde n’est pas de son avis. A l’heure du « nowisme », dans une société où l’économie et le gain de productivité sont rois, cela peut poser problème. D’autant que le phénomène s’étend à la sphère professionnelle. Le journal Le Nouvel Economiste en a même fait sa «une » au début du mois de décembre.

L’occasion pour les journaliste de rappeler qu’en mai 2010, Google a eu la bonne idée de remplacer son logo par le jeu Pacman. Résultat : les internautes y ont joué près de 5 millions d’heures. Or, le temps c’est de l’argent et cela n’a pas échappé à Rescue Time (éditeur de logiciels de gestion du temps) qui a évalué à 120 millions de dollars le coût de « temps perdu » des potentiels « procrastinateurs professionnels », autrement dit ceux qui rêvassent au travail.

« En France, la procrastination n’est pas une pathologie, juste une « tendance à remettre au lendemain» écrit Elisabeth Canitrot, dans La tentation du lendemain, son nouvel ouvrage sur le sujet. Cette tendance a fortement intéressé un groupe de chercheurs en psychologie.

Leur objectif ? Savoir si oui ou non, l’être humain est programmé à la procrastination. Pour cela, ils se sont basés sur les réponses d’étudiants et ont tenté d’établir un rapport entre la manière dont ils envisageaient d’effectuer une tâche et leur tendance à la remettre à plus tard. Les chercheurs de cette étude, dirigés par le Dr Sean McCrea de l’université de Constance, en Allemagne, ont publié leur réponse dans la revue Psychological Science. Verdict : «Concevoir une tâche de manière plus concrète et spécifique rend son exécution impérative […], ce qui réduit la tendance à la procrastination». Certes.

Pour André, étudiant bloggeur, la procrastination ne serait rien d’autre qu’une peur de l’échec pathologique et un fort sentiment de culpabilité qui réduisent l’individu à l’inaction.

Néanmoins, une chose est sûre et certaine. « Nul ne peut échapper à Chronos : jeunes ou anciens, nouveau nés ou vieillards, sains ou malades, vivants ou morts, car son royaume s’étend de l’en-deça à l’au-delà ». Jean-Paul Valabrega, psychanalyste et auteur d’un ouvrage sur ce qu’il nomme les « maladies du temps » ne dira pas le contraire. Au même titre que la procrastination, l’anxiété, les phobies ou encore la dépression ont un rapport intrinsèque avec le temps.

Pour faire le point sur votre taux de procrastination, jetez un coup d’œil à cette vidéo. Vous faites peut-être partie des 20 à 30 % de procrastinateurs :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :