Publié par : audeforestier | mars 10, 2011

La paresse européenne


Des cochons paresseux (Source http://onlineblog.fr/double-clic.)

Aux yeux des Américains, les Européens seraient de grands paresseux. La faute aux courtes semaines de travail, aux congés interminables et au départ à la retraite anticipée. Une vision de la réalité biaisée tant le rythme de vie de nos cousins outre-Atlantique diffère totalement du notre.

Les Européens, roi de la fainéantise? La question a été posée dans un article rédigée par Rutger van der Hoeven, journaliste à l’hebdomadaire d’opinion het « Groene Ammsterdamer ».

Au coeur de ce texte, un article d’opinion publié en 2006 par la Banque centrale d’Angleterre. Intitulé « Les Européens sont-ils paresseux? Ou les Américains sont-ils fous ?« , il émettait l’idée que les Européens  travaillent

moins que les Américains, qu’ils prennent plus de vacances, qu’ils sont plus souvent en arrêt maladie et qu’ils partent à la retraite plus tôt.

Certes. Vu du vieux continent, le raisonnement paraît farfelu. Il est vrai que le temps de travail en Amérique n’a rien à voir avec le notre. Selon la législation du travail outre-atlantique:la durée légale du travail est de 40 heures. Les salariés partent à la retraite à l’âge de 65 ans.

En outre, les Américains travaillent moins que les Européens dans les années 70. D’après un texte publié sur le site de l’OCDE,

et ce n’est qu’au milieu des années 80 que le nombre d’heures travaillées aux États-Unis a commencé à dépasser la moyenne européenne. Et la durée du travail a diminué aux États-Unis, mais moins qu’en Europe : on est passé aux États-Unis de 1850 heures travaillées par an dans les années 60 à un peu plus de 1700 en 2004, contre 2100 à 1600 en Europe de l’Ouest. Depuis les années 70, la durée du travail est restée globalement stable aux États-Unis, alors qu’elle a largement diminué en Irlande, au Portugal, au Luxembourg et en France.

Cette façon de penser a été reprise par Jørgen Elmeskov, directeur par intérim du Département des Affaires économiques de l’OCDE, dans une conférence sur le temps de travail aux États-Unis et en Europe. Elle a été donnée devant le Congrès à Washington.

Une théorie sur la classe de loisirs

Une interrogation reste en suspend: la soi-disant « paresse européenne » ne serait-elle pas une autre façon de concevoir le travail et son temps libre?

Dans son livre   »  Théorie de la classe de loisir »  paru en 1899 l’économiste Thorstein Veblen démontre que travailler permet de

montrer son rang social en se livrant à la « consommation ostentatoire » de biens socialement perceptibles comme des vêtements et des maisons.

Les prémisses de nos sociétés de consommation.

Après tout, la paresse ne serait-elle pas une saine curiosité?

Selon un article publié sur le site du Blogueur Anthony Bellanger, animateur de l’émission éponyme sur Arte, la Belgique est le pays qui concentre  » toutes les paresses de ses voisins français et allemands«  Autrement dit, les belges boiraient beaucoup de bière et ils passeraient énormément de temps devant la télévision. Et les Français seraient les rois du cochon.

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