Publié par : beatricetual | mars 14, 2011

Quand le travail perturbe notre sommeil

Une équipe de l’Inserm vient de démontrer, le 16 février dernier, le rôle primordial joué par le sommeil dans la mémorisation à long terme des informations jugées importantes. Ô combien nécessaire, le temps du sommeil est pourtant bien malmené chez certains. L’un de ses perturbateurs : le travail.

 

Des chercheurs viennent de démontrer que le sommeil permet de trier les informations enregistrées dans la journée, d’oublier celles qui n’ont que peu d’intérêts. Ce fut jusqu’alors une hypothèse. Aujourd’hui, elle est vérifiée grâce aux travaux réalisés par Géraldine Rauchs et son équipe de l’Inserm sur 26 volontaires âgés de 23 à 27 ans. Le test : les faire retenir certains mots parmi d’autres. La moitié des volontaires a été privée de sommeil. Les résultats les plus probants ont été observés sur les cobayes ayant bénéficié d’une nuit de sommeil. Le temps du sommeil, une période de notre temps libre primordiale. Car en plus d’enrichir notre mémoire, il est un régulateur des défenses immunitaires, du métabolisme, du poids…

  Pourtant, ce temps de sommeil serait régulièrement perturbé pour bon nombre d’actifs. D’une certaine façon, le temps de travail empiète sur le temps de sommeil. Réunica (spécialisé dans le protection sociale, les retraites complémentaires, l’épargne…) avance que 40 % des travailleurs perturbés la nuit le seraient à cause de leur travail, d’après un sondage effectué auprès d’un échantillon de 1006 personnes dont 100 directeurs des ressources humaines et dirigeants de grandes entreprises françaises.

  Cause principale donc, le stress engendré par le travail. Auteur d’un dossier sur le sujet du sommeil, en 2007, l ‘Expansion évoquait les conséquences du stress : « Le stress génère un état d’hyperéveil. La personne passe dans un fonctionnement où elle est constamment en alerte, en situation de qui vive, qui peut déborder sur la nuit. Affecté par le stress, le sommeil se morcelle.»

  L’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail du Nord-Pas-de-Calais (ARACT) s’est également emparé du sujet. Un sondage  qu’elle a commandité en 2009 au CSA, auprès de 200 personnes, irait également en ce sens. Un quart des salariés dormiraient mal. « Les personnes stressées éprouvent les symptômes suivants : difficultés à ne plus penser au travail une fois à la maison (51%), tensions musculaires (39%), troubles du sommeil (39 %), anxiété (44%) et irritabilité (42%). »

 Cependant, penser à son travail pendant la nuit ne doit pas forcément être perçu comme un temps contraint, ayant uniquement des effets néfastes. Car en plus d’être restaurateur de notre métabolisme, le sommeil permettrait de résoudre des problèmes rencontrés pendant notre journée. C’est ainsi ce qu’illustre simplement Jean-François Pinel docteur au service neurologie du CHU de Rennes. « Je me couche, je ne sais pas quoi répondre et le lendemain, j’ai la réponse. »

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