Publié par : amandinecrespin | avril 11, 2011

Le sommeil, une perte de temps ?

Le sommeil tient une place importante dans notre vie. De la naissance jusqu’à la mort, nous dormons un tiers de notre temps… Imaginez-vous, à 75 ans, vous aurez passé 25 ans sous la couette ! Le sommeil est-il alors une perte de temps ? Peut-on s’en affranchir ?

L’Homme, comme n’importe quel mammifère, est soumis au cycle du sommeil: alternance veille-sommeil. Le Larousse Médical définit le sommeil comme « un état physiologique temporaire, immédiatement réversible, reconnaissable par la suppression de la vigilance et le ralentissement du métabolisme ». En d’autres termes, notre corps se met en état d’inertie jusqu’à ce que l’horloge biologique interne de l’individu donne le signal du réveil.

De quoi se compose le sommeil ?

Depuis une cinquantaine d’années, nous savons que notre nuitée est divisée en deux temps. Le premier est le sommeil lent, comportant quatre phases ; et le second est le sommeil paradoxal. Un cycle de quatre-vingt-dix à cent dix minutes, reproduit de 5 à 8 fois dans la nuit.

Pour mieux comprendre à quoi sert le sommeil, il faut d’abord s’attacher à décrire les différentes phases du sommeil: Le stade 1 ou « sommeil léger » permet d’entrer en douceur dans ce processus de sommeil. Une phase caractérisée par « de petits spasmes brusques, des tressaillements musculaires et un ralentissement du pouls et de la respiration ». Le stade 2 est une étape transitoire vers un sommeil lent profond. « L’activité cérébrale se réduit ». Le stade 3 ou « sommeil lent profond », est le moment où « les muscles sont relâchés ». Le stade 4 ou « sommeil paradoxal » est le moment où « l’activité cérébrale est intense ». Le cerveau envoie des images, issues de souvenirs à partir desquels le rêve se construit. Cette ultime phase du cycle représente 20% du temps total de sommeil.


Le manque de sommeil et ses conséquences

Selon des enquêtes TNS Healthcare réalisées pour l’Institut national du sommeil et de la vigilance), 45% des français en 2006 estimaient ne pas assez dormir, contre 38% en 2004. L’augmentation significative serait due à la société moderne qui incite à modifier notre rapport au sommeil : le système des 3 x 8, les décalages horaires, la consommation des mass médias, etc… TNS Healthcare explique que les plus touchés par ce phénomène sont les travailleurs de nuit, les parents de jeunes enfants, les voyageurs et les jeunes adultes appelés « couche-tard » ou « lève tôt ».

Cette même source compare le manque de sommeil au taux d’alcool présent dans le sang, utilisés par les gendarmes pour contrôler l’état des conducteurs au volant de leur véhicule. « 18 heures d’éveil = Alcoolémie 0,5 g/l » et « 24 heures d’éveil = Alcoolémie 1 g/l ». En d’autres termes, plus l’individu manque de sommeil, plus il y a danger pour lui et pour autrui.

Le manque de sommeil a en effet des répercussions sur l’état physique, mental et moral de la personne. Concrètement : manque de vigilance, baisse de performances, manque de concentration, somnolence, risques cardiaques, de diabète et d’hypertension,… Et dans des cas extrêmes, il peut provoquer la mort.

Troubles du sommeil: les insomnies

L’insomnie fatale familiale (IFF) est une maladie qui empêche de dormir. Le dormeur ne peut pas atteindre la phase du sommeil paradoxal et la température corporelle monte et redescend de façon brutale. Une quarantaine de familles dans le monde dont quelques-unes en France sont concernées par cette maladie génétique. L’âge moyen du début des symptômes est aux alentours de la cinquantaine. La maladie évolue durant 6 à 32 mois jusqu’au décès de la personne. Le journal L’hebdo raconte la découverte de cette maladie au travers d’une famille ayant eu l’IFF, les Vénétiens.

L’insomnie chronique est une maladie plus répandue. Le stress ou l’angoisse sont des causes à cette incapacité de s’endormir fréquemment. On parle donc d’insomnie chronique lorsqu’elle survient au moins trois fois par semaine étalée sur plusieurs mois. Les conséquences sont la fragilisation de la personne tant physique que moral.

L’insomnie fatale familiale et l’insomnie chronique sont deux exemples pour montrer à quel point le sommeil est un élément vital à notre bien-être… d’où l’intérêt de dormir, selon les profils, entre 7 et 10 heures par nuit. Sommeiller quelques heures ne signifie donc pas perdre du temps…Bien au contraire…le sommeil permet de revitaliser le corps et l’esprit. Il est d’ailleurs dit « sommeil réparateur ».

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