Publié par : Florie | avril 15, 2011

Prendre le temps de perdre du temps

La vitesse est bien souvent synonyme de productivité. Alors que perdre du temps est un symbole d’échec. Dans notre société actuelle, peut-on encore prendre son temps ?

Prendre son temps. Aujourd’hui, ce concept semble bien désuet. Manger en deux coups de cuillères à pot, courir entre deux rendez-vous… Les journées ressemblent de plus en plus à des courses contre le temps. Un article d’Arte.fr intitulé « Slow Life, une méthode contre le stress » déplore les effets d’un : « rythme de vie trépidant [qui] provoque stress et nervosité.». Rester zen ne serait qu’une question de vitesse ? Pas si simple selon l’historien Hans-Ullrich Balzer, dont la réflexion est reprise dans le blog  » La vie Nature » : « Tout le monde porte une montre, et nous sommes entourés d’appareils électroniques qui donnent l’heure. Cela nous conditionne. » Il serait donc de plus en plus difficile de résister à l’appel de la vitesse. Regarder le temps qui passe pourrait même nous faire culpabiliser. « Il n’est pas si aisé de ne pas se presser : il faut résister au rythme ambiant et faire preuve d’une belle patience. Je me demande si la vertu de patience est comprise de nos jours, on la ressent plutôt comme une restriction, une résignation, une vie à petit feu », regrette l’écrivain Jacqueline Klein sur psychologie.com. Prendre son temps pourrait même être une source d’angoisse. « La majorité des gens oublient de prendre le temps. Le temps de s’asseoir, d’observer ce qui se passe autour de soi. Par peur de la solitude, de ne « rien faire », de se retrouver avec eux-même… », affirme une blogueuse de Paperblog.

Un concept philosophique

La vitesse, la rapidité seraient donc les synonymes d’épanouissement alors que lanterner est vu d’un mauvais œil. « Ne rien faire, flâner sans objectifs précis (de temps en temps) ne vous attirera généralement pas la sympathie de vos semblables qui penseront sans doute que vous êtes un gros fainéant. En effet, il est bien vu de travailler, même le weekend, d’avoir une activité, quelque chose à raconter, un plan de carrière, des objectifs à la journée », regrette la blogeuse d’objectifsliberté.fr. Pourtant, rares sont les personnes qui ne seraient pas contre un «rab » de temps libre, de temps pour soi, un temps de latence. « Il est courant de se plaindre de ne pas avoir le temps, de ne pas en avoir assez, de languir après les vacances pour pouvoir enfin prendre son temps », relate un professeur de philosophe sur lemonde. Justement, la notion de perte de temps revêt bien souvent des concepts philosophiques : «  On ne peut donc jamais vraiment parler de perte de temps, d’abord parce qu’il n’y a jamais véritablement de perte de temps au sens où nous l’entendons, mais aussi parce que nous ne sommes pas assurés d’appréhender justement le temps. »

Finalement prendre son temps ne signifie pas perdre son temps.

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Responses

  1. Bonjour à vous tous,

    C’est par hasard que je découvre un lien sur mon blog provenant du votre. Votre article est bien fait et les phrases extraites s’intègrent bien dans l’ensemble ! J’espère que vous continuerez de jeter un oeil sur mon blog et qu’il vous inspirera.

    Je vous laisse bosser, a+

    Gilles


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