Publié par : charlinecoeuillas | avril 16, 2011

Quel confort pour aller au travail ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les franciliens ne sont pas tous adeptes des transports en commun pour aller travailler. D’après une étude publiée jeudi 14 avril par l’INSEE Ile de France, ils sont 43 % à prendre leur voiture pour les trajets domicile-travail contre 42 % qui utilisent les transports en commun.

34 minutes ! C’est en moyenne le temps que mettent les franciliens pour se rendre sur leur lieu de travail. Que ce soit par le biais des transports en commun ou au moyen d’un véhicule personnel, ce temps de trajet est presque deux fois plus long que celui des provinciaux (19 minutes en moyenne). De fait, seulement 45 % des franciliens mettent moins d’une demi-heure pour effectuer le trajet bureau-domicile et 19 % d’entre eux effectuent quotidiennement plus d’une heure de trajet. Pourtant, la distance parcourue quotidiennement par ces derniers est plus importante (11,1 km contre 10,7 km pour les habitants d’Ile de France). Cette légère différence peut néanmoins être un calvaire lorsque l’on voit les conditions dans lesquelles les franciliens se déplacent.

Les embouteillages de la grande couronne

Comme le souligne un journaliste d’Alternatives Economiques, le prix du carburant atteint ces temps-ci des sommets. En effet le 11 avril dernier, le prix de l’essence a battu le record d’1,53€ le litre. Ce n’est là cependant que la difficulté financière pouvant être rencontrée par les automobilistes franciliens, qui sont la plupart du temps des habitants de la Grande couronne et qui viennent travailler dans la banlieue proche parisienne. Le fléau de ces « navetteurs » quotidiens réside en effet dans les embouteillages. Ceux-ci constituent d’ailleurs la première angoisse des travailleurs français, selon une étude menée par l’entreprise Regus à travers plus de soixante-dix pays, publiée en février 2011.

Le train, une galère quotidienne

Inévitablement, viennent ensuite les retards et interruptions de services dans les transports en commun. Les usagers du Transilien, notamment, ne cachent plus leur agacement vis-à-vis des retards ou suppression de trains, amplifié davantage encore lors des mouvements de grève du personnel de la SNCF. Conscient du problème, le président de la SNCF Guillaume Pepy assurait dans un entretien accordé au Monde que sa priorité était « l’amélioration des trains du quotidiens ». Il admettait ainsi : « Certaines lignes de banlieue sont aussi dans l’impasse. il est irrationnel, par exemple, d’installer des entreprises le long de lignes RER aujourd’hui saturées. Cela ne peut que générer une médiocre qualité de service ». C’est d’ailleurs pour ça que la SNCF a récemment mis en place le Lab’ SNCF, où les usagers du réseau transilien sont invités à déposer leurs suggestions et critiques et à voter pour les propositions les plus aptes à améliorer la qualité du temps de transport. Beaucoup n’y voient cependant qu’un cache-misère, proposant du parfum dans les wagons quand les voyageurs ne demandent que des trains à l’heure…

Insatisfaits de leur trajets bureau-domicile, les franciliens le sont certainement. Néanmoins, toujours selon l’étude menée par l’INSEE, 37% des automobilistes et 33% des usagers des transports en commun ne sont pas prêts à changer leurs pratiques, estimant que changer de mode de transport leur ferait perdre davantage de temps au quotidien.

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